Le développement de la micro-assurance mobile

Après le micro-crédit la micro-assurance. La micro-assurance désigne des formules d’assurance dont les cotisations sont moins élevées que pour des contrats classiques afin d’en fournir l’accès aux populations les plus fragiles. Les plateformes mobiles, et notamment celles d’argent mobile, offrent la possibilité de réduire les coûts de la micro-assurance et d’en favoriser le développement.

Paru en janvier 2014, le rapport du Groupe Consultatif d’Assistance aux plus Pauvres (CGAP) recense 84 produits sur le marché de la micro-assurance mobile, ce qui équivaut au triple de l’offre disponible un an auparavant.

Particulièrement marquée en Afrique, la croissance de ce marché témoigne des synergies stratégiques mises en place dans les secteurs de la téléphonie mobile et de l’assurance ces dernières années. En effet, les opérateurs de réseaux mobiles contrôlent un certain nombre de canaux de communication qui peuvent aider à promouvoir, vendre, et faciliter la souscription à des produits de micro-assurance. Alors que les compagnies d’assurance y ont vu un moyen de bénéficier d’une plus large clientèle, les opérateurs de téléphonie mobile ont vu dans ce produit une façon de fidéliser leurs clients. Conjointement, ils ont élaboré de nouvelles stratégies commerciales pour intégrer ce produit à leur gamme de services.

Aujourd’hui, ce marché connaît un succès grandissant et notamment en Afrique subsaharienne. Par exemple, l’opérateur de téléphonie mobile Tigo au Ghana s’est associé avec la compagnie d’assurance Vanguard Life en 2011 autour d’un concept simple : au-delà d’un certain seuil de crédit utilisé, les abonnés du réseau Tigo bénéficiaient d’une couverture d’assurance gratuite, dont ils pouvaient améliorer les services à des coûts préférentiels. Un an après, un million de personnes avaient souscrit à cette offre, ce qui équivaut au double du nombre total d’assurés dans le pays avant cette date.

Grâce à ces nouvelles synergies, de nouveaux produits de micro-assurance mobiles apparaissent aujourd’hui et se déploient plus facilement et rapidement, augmentant ainsi l’empreinte mondiale de la micro-assurance dans le monde. Néanmoins, un tel succès commence à soulever des questions importantes sur le risque associé aux produits ainsi que sur l’incertitude de l’avenir de la relation-client, spécifiquement pour la clientèle faiblement alphabétisée et qui a peu d’expérience dans les produits d’assurance mobile.

Publication d’un guide sur la CoP21 par le Ministère de l’écologie (France)

Dans le cadre de la CoP21 sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015, le gouvernement français a souhaité encourager la société civile à s’investir dans les débats notamment au travers de l’agenda positif. Pour l’y aider, le ministère de l’écologie a publié récemment un Guide d’information. Ce guide est destiné à l’ensemble des acteurs de la société civile. Il contient les informations essentielles nécessaires à la pleine participation de tous au processus de préparation de Paris Climat 2015. Il doit aider à créer les conditions d’un dialogue productif sur les sujets de la négociation, ainsi qu’à rendre possible le maximum de projets de mobilisation qui créeront un environnement favorable à l’obtention d’un accord ambitieux. On y découvre également les responsables du pilotage des négociations au sein de l’Administration française. Au niveau ministériel, un comité de pilotage conjoint entre le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de l’écologie ainsi que le Secrétariat d’Etat au Développement a été arrêté. L’ambassadeur chargé des négociations lors de la Conférence pour la France est M. Jacques Lapouge. L’organisation est confiée à Pierre-Henri Guignard tandis que la cellule diplomatique de l’Elysée sera conseillée par Marie-Hélène Aubert

Commentfinancermonprojetresponsable.fr : un site rénové utile

 

SPEAR a publié en 2013 le guide « Comment financer mon projet responsable ? » Ce guide est un moyen utile et simple pour s’y retrouver notamment dans le financement solidaire. Il analyse les moyens de financement existants pour les entrepreneurs sociaux et solidaires, en abordant les questions liées au capital, à la dette, aux subventions, aux fondations et au financement participatif. Il abrite également un annuaire détaillé des financeurs français, présentant leur mode d’intervention, leurs critères, etc. Aujourd’hui, SPEAR va plus loin dans l’aide aux entrepreneurs sociaux et met à leur disposition sur un site refait à neuf un panorama de projets à fort impact social, environnemental ou culturel (de l’ESS). On trouve sur le site commentfinancermonprojetresponsable.fr la description et l’histoire de ces projets, et surtout la manière dont ils se sont financés. Ainsi, de futurs entrepreneurs sociaux disposent d’une source de renseignements sur les différents modes de financement, et d’un retour d’expérience de porteurs de projets. On découvre par exemple les Fermes du Figeac, qui ont mutualisé leur projet de production d’électricité photovoltaïque pour un montant global de plus de 32 millions d’euros. En créant une nouvelle société « Ségala Agriculture et Energie Solaire », les agriculteurs ont pu bénéficier aux de la mutualisation du projet pour diminuer les coûts et obtenir les financements. Les panneaux sont installés sur les toits des actionnaires de la société et sont rémunérés par un loyer. La spécificité du projet est que tout est mutualisé (de la production aux gains). Pour en savoir plus : http://commentfinancermonprojetresponsable.fr

 

Retour sur la reunion du Ad-hoc Working Group Durban Platform de mars dernier

La préparation de la CoP21 en décembre 2015 à Paris n’est pas un long fleuve tranquille. Le dernier round de négociations dans le cadre de la plateforme de Durban qui s’est tenu en mars dernier à Bonn est là pour le confirmer. Un des enjeux de cette réunion a été de fixer des dates butoir pour la remise auprès de l’ONU par les Etats de leurs objectifs chiffrés de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. C’est un prérequis essentiel pour les pays développés dans l’optique d’un accord international : les pays en développement doivent exprimer leurs intentions en vue d’un accord sur le climat. Si la date arrêtée lors de la Conférence de Varsovie a été fixée à « début 2015 », certains pays ont demandé d’avancer cette divulgation des objectifs avec la Conférence de Lima en décembre 2014. Cet « ambition gap » entre les objectifs et les engagements nécessaires est un enjeu crucial pour les nouvelles étapes de négociations à venir sur la route de Paris 2015