Emission d’Obligations pour l’adaptation au changement climatique en Afrique

L’African Risk Capacity, une Agence de l’Union Africaine annonce la mise en place d’une émission d’obligations pluriannuelles visant à répondre aux catastrophes climatiques. Ces obligations qui seront émises en 2016 fourniront une solution de financement additionnelle aux Etats membres pour financer leurs investissements d’adaptation au changement climatique ainsi que de répondre aux catastrophes naturelles liées aux dérèglements du climat.
Cette obligation Extreme Climate Facility (XCF) est structurée pour atteindre 1 milliard de dollars au bénéfice des Etats vulnérables au changement climatique.
Pour en savoir plus :
- http://www.africanriskcapacity.org/xcf
- http://www.africanriskcapacity.org/documents/350251/757534/XCF_Press+Release_EN_20140919_v8FINAL_CR.pdf

Le difficile décollage du Fonds vert pour le Climat

Lors du Sommet sur le Climat de New York, le 23 septembre, plusieurs pays ont annoncé une contribution au Fonds vert pour le climat, censé contribuer à financer les investissements destinés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou à l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.
François Hollande a annoncé la contribution de la France à 1 milliard de dollars, soit autant que l’Allemagne, un mois auparavant. La Suisse, le Danemark ou encore la Norvège contribueront à hauteur de 100, 70 et 33 millions de dollars respectivement.
Cependant, l’objectif officieux de 10 à 15 milliards de dollars réunis d’ici décembre prochain est encore loin d’être atteint. En compilant l’ensemble des engagements pris, le Fonds vert s’élève à 2,3 milliards au total.
De nouvelles contributions sont attendues de la part des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie, du Canada, du Japon ou encore de la Nouvelle Zélande.

Le Fonds vert pour le Climat est censé canaliser les financement climat à destination des pays en développement. En 2011, lors de la COP de Durban, les pays s’étaient engagés à apporter un financement additionnels de 20 milliards de dollars par an entre jusqu’en 2020 puis 100 milliards de dollars à partir de 2020.

Pour en savoir plus :
- http://www.rtcc.org/2014/09/24/green-climate-fund-receives-1-3-billion-in-new-pledges/

Résumé des annonces au Sommet Climat de New York

Beaucoup d’annonces ont eu lieu à l’occasion du Sommet climat de New York, le 23 septembre, veille de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Un bref résumé des principaux engagements (plus de détails dans les liens disponibles en notes de bas de page) :
Sécurité alimentaire
Plus de 20 gouvernements et 30 organisations ont annoncé de nouvelles actions visant à assurer la sécurité alimentaire pour tous en rejoignant la Global Alliance for Climate-Smart Agriculture des Nations Unies. Les pays membres regroupent des millions d’agriculteurs, plus du ¼ de la production céréalière mondiale, 43 millions d’individus souffrant de malnutrition et 16% des émissions issues de l’agriculture. Wal-Mart, Mc Donald’s ou encore Kelloggs se sont engagés dans cette optique à accroître le niveau de denrées produites avec des méthodes respectueuses du climat dans leurs chaînes d’approvisionnement. La Banque mondiale a quant à elle annoncé que 100% de son portefeuille de financement de projet agricoles serait Climate-smart d’ici 2018.
Forêts et biodiversité
Plus de 130 gouvernements, compagnies et membres de la société civile ont apporté leur soutien à la Déclaration de New York sur les Forêts, visant à réduire de moitié les pertes de forêts d’ici 2020 et arrêter la déforestation intégralement d’ici 2030. La déclaration vise également la restauration de plus de 350 milliosn d’hectares de forêts et de terres agricoles. Cet engagement pourrait conduire à la réduction de 4.5 à 8.8 milliards de tonnes de CO2 par an d’ici 2030.
Plusieurs sociétés alimentaires (Krispy Kreme, Dunkin Donuts…) se sont engagé à ne pas utiliser d’huile de palme issue de déforestation dans leur production. Des pays européens ont également convenu de mettre en place des politiques de contrôle pour l’importation d’huile de palme, de soja, de bœuf et de bois.
Le Costa Rica a, lui, confirmé sa volonté d’être neutre en matière d’émission de carbone dès 2021, avec un moratoire sur le pétrole. Le Costa Rica a développé depuis la fin des années 1980 un important dispositif institutionnel et juridique pour protéger l’environnement. N’occupant que 0,1 % de la superficie de la Terre, le Costa Rica abrite environ 3 % de sa biodiversité. Les parcs nationaux et les zones protégées couvrent plus de 13000km², environ le quart du territoire.
Finance
De nombreux gouvernements et des investisseurs ont annoncé la mobilisation de 200 milliards de dollars US d’ici fin 2015 au soutien de l’action climat. Il s’agit d’un mix de financement publics et privés (incluant les engagements envers le Fonds vert pour le climat).
Plusieurs banques commerciales se sont engagées à financer plus de 30 milliards de dollars additionnels en faveur du climat, par l’émission de bons verts notamment.
Surtout, 73 pays et plus de 1000 compagnies se sont déclarés favorables à la mise en place d’un prix mondial sur le carbone. La Corée du Sud, qui a vu ses émissions de gaz à effet de serre doubler en vingt ans pour s’établir aujourd’hui à quelque 600 millions de tonnes par an, a confirmé le lancement d’un marché carbone national en 2015.
Gaz à effet de serre à courte durée de vie
Gouvernements, producteur d’énergie et organisations environnementales affirment vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre de courte durée de vie (méthane, dioxyde de souffre et HFC). Les signataires incluent ENI, Statoil, BG Group.
En outre, plus de 25 métropoles se sont engagées à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au traitement des déchets.
Energies renouvelables
L’initiative Africa Clean Energy Corridor vise à renforcer le développement des énergies renouvelables en Afrique Australe et de l’Est : soit de 12% à 40% du mix énergétique d’ici 2030.
Villes durables
Une coalition mondiale des maires réunit 2000 villes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette alliance crée un processus de reporting standardisé et un portail public d’évaluation pour promouvoir une meilleure collaboration entre villes.
Plus de 200 villes dans la coalition ont déjà une stratégie de gaz à effet de serre effective qui devrait conduire à la réduction des émissions de 454 millions de tonnes d’ici 2020.

Sommet de New York – Pour en savoir plus :
- http://www.carbonbrief.org/blog/2014/09/summaries-of-country-statements-given-at-the-un-secretary-generals-climate-summit/
- http://www.carbonbrief.org/blog/2014/09/all-the-significant-announcements-from-the-un-climate-summit-and-whether-they-were-new/
- http://www.carbonbrief.org/blog/2014/09/summaries-of-country-statements-given-at-the-un-secretary-generals-climate-summit/
- http://www.rtcc.org/2014/09/23/7-areas-of-climate-action-at-the-un-climate-summit/
- http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/23/climat-la-france-va-verser-1-milliard-de-dollars-au-fonds-vert-de-l-onu_4492936_3244.html

La lettre du Comité21 au Président de la République

Gilles Berhault, Président du Comité 21 et du Comité d’Orientation du Club France Développement Durable a publié une lettre ouverte au Président de la République dans le Huffington Post au retour du Sommet Climat de New York. Il y présente le dispositif Solutions COP21 visant à mettre en avant les initiatives climat en amont de la Conférence Climat de Paris en décembre 2015.

« Monsieur le Président de la République,
La semaine passée, s’est tenu à New-York le « Sommet sur le Climat, accélérer l’action » et votre présence sur place, aux côtés de l’ensemble des chefs d’Etats, prouve l’importance que vous souhaitez donner au futur accord qui sera signé à Paris en 2015 à l’occasion de la COP21. Face à l’urgence des enjeux climatiques, force est de constater que les acteurs de tous types (réseaux, institutions, entreprises, collectivités, centres de recherche…) sont déjà en ordre de marche. Ils contribuent à « Solutions COP21 », dispositif développé à l’initiative du Comité 21 avec le Club France développement durable, qui a pour objectif de mettre en lumière les solutions concrètes de lutte contre le dérèglement climatique et ses effets. Si aujourd’hui la prise de conscience est là, nous avons besoin de vous pour passer à la vitesse supérieure.
A l’heure actuelle, nous l’avons constaté sur le terrain, des milliers d’entreprises, de collectivités locales, d’associations, d’ONG, d’établissements d’enseignement et de recherche démontrent chaque jour leur capacité à mettre en œuvre des actions concrètes et innovantes pour prévenir, freiner et s’adapter au dérèglement climatique. Loin d’être une contrainte, ces initiatives sont une véritable opportunité et offrent de réelles réponses aux crises qui affectent l’emploi, la santé, la justice sociale ou encore le portefeuille des ménages.
Pour mettre en œuvre ces solutions, l’impulsion des autorités publiques peut être décisive. En tant que Club France Développement durable rassemblant plus de 80 réseaux majeurs du secteur privé, territorial et associatif, nous vous avons adressé dans une lettre ouverte 35 attentes majeures parmi lesquelles nous souhaitons que la France soit exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique notamment en en réduisant de moitié la consommation d’énergie finale d’ici à 2050 et en intégrant les questions climatiques comme un facteur de compétitivité des entreprises. Nous souhaitons également que les acteurs français non étatiques soient associés largement aux négociations climatiques.
Lancé en juillet dernier avec l’appui de nombreux partenaires fondateurs publics et privés, le dispositif « Solutions COP21 » a pour objectif de montrer à un large public les multiples produits, services, process et innovations existants et en projet à travers le monde pour lutter contre le dérèglement climatique et ses impacts. Loin des prises de positions incantatoires, « Solutions COP21 » veut s’inscrire dans l’agenda positif. Les entreprises, institutions, associations, collectivités et instituts de recherche contribuant à « Solutions COP21 » entendent profiter de la perspective de Paris climat 2015 pour mutualiser les savoir-faire et intensifier les initiatives afin de les déployer à grande échelle.
Jusqu’en décembre 2015, les 70 réseaux membres du Club France Développement durable et les partenaires de Solutions COP21 participeront régulièrement à des tables rondes ou forums, et publieront des positions pour faire émerger les solutions et les partager avec le plus grand nombre. En parallèle, Solutions COP21 lancera une plateforme web et développera une opération de grande envergure au Grand Palais, véritable vitrine des innovations climat.
Monsieur le Président de la République, nous comptons sur votre implication personnelle comme vous pouvez compter sur notre mobilisation au travers de « Solutions COP21 ». La France, et nous saluons cette position, a été l’un des pays engagés dans le processus de Kyoto. Elle y a collaboré de façon constructive et a montré sa mobilisation à maintes reprises. Aujourd’hui, soyez certains de l’appui de multiples acteurs privés, territoriaux et associatifs, conscients qu’une nouvelle donne climatique est en marche, pour faire de Paris climat 2015, une réussite. »
Pour en savoir plus:
- http://www.comite21.org/
- http://clubfrancedeveloppementdurable.com/
- http://www.solutionscop21.org/

Brève analyse du Rapport Stern 2.0 : la lutte contre le réchauffement n’est pas l’ennemie de la croissance

L’économiste spécialisé sur les questions de climat Nicholas Stern et l’ancien Président Mexicain Felipe Calderon sont à la tête d’un rapport remis à la veille du Sommet de New York. Le rapport, intitulé « Une meilleure croissance pour un meilleur climat » défend l’idée que « lutte contre le changement climatique et croissance économique peuvent aller de pair» prenant à rebrousse-poil l’opinion généralement admise qui fait de la protection de l’environnement et du climat en particulier l’ennemi de la prospérité.
Depuis la publication de sa première somme sur l’économie du climat en 2006 dans laquelle il prédisait un effondrement du PIB (produit intérieur brut) mondial de 5 % à 20 % à l’horizon de quelques décennies si les gouvernements ne s’attaquaient pas au réchauffement, Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque mondiale a acquis une notoriété peu contestée parmi ceux, de plus en plus nombreux, qui considèrent que le réchauffement n’est plus une question scientifique – les travaux du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) ayant démontré la réalité et l’origine anthropique du phénomène – mais une question économique.
Comment convaincre les gouvernements d’agir alors que tout – chômage, pauvreté et conservatisme des intérêts en place – les poussent à différer des politiques de décarbonisation perçues comme trop douloureuses.
Il y a un an, Lord Stern et Felipe Calderon, entourés d’une commission composée d’anciens responsables politiques, de dirigeants de grandes entreprises tel Paul Polman, le PDG d’Unilever ou des banquiers comme Chad Holliday, le président de Bank of America, avaient promis de faire la démonstration inverse en travaillant « l’esprit ouvert » et « en écoutant sérieusement ceux qui nous disent que la transition énergétique peut faire du mal ».
Le rapport de 70 pages remis mardi aux sept pays (Colombie, Ethiopie, Indonésie, Corée du sud, Norvège, Suède et Royaume-Uni) qui ont financé ce projet, ne promet pas le paradis à bon compte mais trace un chemin dans lequel la réduction des émissions de gaz à effet de serre est possible sans mettre à terre les pays déjà prospères ni hypothéquer les rêves de développement des plus pauvres. Ce scénario vertueux, que les auteurs jugent nécessaire de mettre en place dans les quinze années à venir pour conserver des chances de contenir le réchauffement en deçà de 2°C, suppose toutefois de profondes transformations. Elles sont résumées dans un « plan d’action en dix points ».
Le plus déterminant d’entre eux porte sur l’introduction d’un prix du carbone. « Il faut taxer la pollution en faisant payer chaque tonne de CO2 relâchée dans l’atmosphère » plaide Nicolas Stern en expliquant que c’est à cette seule condition que les investissements publics et privés se porteront sur des technologies propres. Sur l’énergie éolienne plutôt que sur le charbon, sur la voiture électrique plutôt que sur le diesel, etc… le rapport ne fait pas de recommandation sur le prix qu’il faudrait appliquer.
Il ne se prononce pas non plus sur l’instrument à privilégier, une taxe – comme l’applique par exemple la France à travers la contribution climat énergie ou un marché de quotas d’émissions de CO2 comme celui en vigueur dans l’Union européenne pour les installations industrielles. Pour les économistes, ils sont équivalents. L’essentiel est que chaque pays mette en place un dispositif qui disqualifie les activités polluantes.
D’ici 2030, la production mondiale, du fait notamment de la démographie, devrait augmenter de près de 50 %. Cela nécessitera pour équiper les villes qui accueilleront l’essentiel de cette population, satisfaire les besoins alimentaires et en énergie, des investissements évalués à 90 trillions de dollars (69 trillions d’euros). Une somme colossale. Mais il n’en couterait pas beaucoup plus cher de réaliser ces investissements en faisant les meilleurs choix pour le climat : 4 trillions supplémentaires, 5 % de plus, selon la commission Stern qui plaide également pour la création d’instruments financiers donnant un avantage aux investissements bas carbone ainsi que pour l’élimination progressive des 600 milliards de dollars annuels de subventions accordées aux énergies fossiles.
L’incidence de ce bigbang sur la croissance n’est pas nulle mais il est jugé largement surmontable – de l’ordre de 1 à 4 % du PIB au cours des quinze prochaines années : « C’est comme si nous atteignions l’objectif que nous nous étions fixés avec six mois ou un an de retard ». Les perdants – car il y en aura – pourraient être dédommagés sur les revenus tirés de la taxation du carbone. Mais là encore, le rapport estime qu’il y aura peu de pertes d’emplois. « Les modèles économétriques classiques ont jusqu’à présent surestimé les impacts négatifs de la transition énergétique comme ils en ont minimisé les bénéfices », insiste-t-il.
Reste d’autres conditions qui ne relèvent pas modèles mathématiques : elles s’appellent volonté des Etats et coopération internationale et figurent dans les premières recommandations du Plan d’action. « Il est indispensable que cette transition s’inscrive dans un accord international sur le climat » qui garantisse que chaque Etat, de manière équitable prend sa part du travail. A quinze mois de la conférence de Paris où pourrait être scellé le premier accord mondial sur le climat, c’est précisément pour rappeler à ce devoir d’engagement que Ban Ki-moon réunit les chefs d’Etat à New York.

Le rapport : http://static.newclimateeconomy.report/TheNewClimateEconomyReport.pdf
Pour en savoir plus :
- http://lemonde.fr/planete/article/2014/09/16/la-lutte-contre-le-rechauffement-n-est-pas-l-ennemie-de-la-croissance_4488013_3244.html
- http://fortune.com/2014/09/16/fighting-climate-change-boon/

La FAO prend acte du recul de l’insécurité alimentaire dans le monde mais se garde de toute euphorie

L’insécurité alimentaire poursuit son recul dans le monde, selon les dernières estimations publiées mardi 16 septembre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international de développement agricole (FIDA). Sur la période 2012 – 2014, 805 millions de personnes ont souffert chaque année de faim chronique, soit 35 millions de moins qu’entre 2009 et 2011. Depuis le début des années 1990, la part des sous-alimentés est passée de 18,7 % à 11,3 % de la population mondiale, et de 23,4 % à 13,5 % dans les pays en développement.
Si des efforts immédiats et efficaces sont engagés, relèvent les trois organisations onusiennes, l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) consistant à réduire de moitié, d’ici à 2015, la part de la population souffrant de la faim, est « à portée de main ». Et non seulement à l’échelle de la planète, mais dans nombre de pays : « Soixante-trois nations en développement ont déjà atteint cet objectif, et six autres sont en bonne voie d’y arriver », soulignent-elles.
Si la FAO, le PAM et la FIDA prennent acte des progrès continus dans la lutte contre la faim dans le monde, elles se gardent bien de toute euphorie. « En dépit des progrès, le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation dans le monde reste encore à un niveau élevé inacceptable : 805 millions d’individus, soit 1 sur 9, ne mangent pas à leur faim. La tendance globale au recul masque des disparités entre les régions », observent-elles.
Si l’Asie, continent le plus peuplé, compte les deux tiers de la population mondiale sous-alimentée, l’insécurité alimentaire a sensiblement reculé sur ce continent : depuis le début des années 1990, 217 millions d’Asiatiques sont sortis de l’état de malnutrition. L’Asie de l’Est et du Sud-Est a d’ores et déjà atteint l’Objectif du millénaire. Mais en Asie du Sud, le recul reste insuffisant.
C’est en Amérique Latine et dans les Caraïbes que les progrès les plus significatifs en faveur de la sécurité alimentaire ont été réalisés. Dans cette région, la population souffrant de la faim a baissé des deux tiers depuis 1990. « Les expériences brésiliennes, boliviennes par exemple sont aujourd’hui regardées avec attention par les pays africains, observe James Tefft, responsable des politiques au bureau régional de l’Afrique au sein de la FAO. Ces sociétés ont décidé d’en finir avec la faim : la lutte contre l’insécurité alimentaire a été placée au cœur de l’agenda politique et les gouvernements ont engagé de vrais efforts combinant soutien à la production agricole et instauration de filets de sécurité sociale. »
Au regard du continent sud-américain en effet, les progrès en Afrique restent grandement insuffisants, et tout particulièrement en Afrique subsaharienne où près d’un habitant sur quatre souffre toujours de la faim, soit le taux de malnutrition le plus élevé de la planète. Depuis le début des années 1990, la population en sous-nutrition a néanmoins reculé de 33,3 % à 23,8 % en Afrique subsaharienne.

Article adapté de :
- http://lemonde.fr/planete/article/2014/09/16/la-faim-dans-le-monde-continue-de-reculer_4488235_3244.html
Pour en savoir plus :
- http://www.fao.org/3/a-i4030e.pdf

Nouvelles « Country Actions » pour l’initiative SE4ALL de l’ONU

Lors du Sommet Climat de New York, le 23 septembre, l’Union Européenne, des pays Européens et Africains ont signé des Memoranda of Understanding ciblés sur quelques pays en vue de stimuler les investissements d’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne.
L’UE, ainsi que l’Autriche, la France, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne de manière indépendante, la Norvège ont signé des accords concrets avec le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, le Liberia, le Rwanda et le Togo dans le cadre de l’initiative SE4ALL.
L’UE prévoit d’accorder des subventions d’un montant total de plus de 3,3 milliards d’euros sur la période financière 2014-2020 dont 2 milliards d’euros aux pays africains. « Ces fonds devraient permettre de lever entre 15 et 30 milliards d’euros sous forme de prêts et de prises de participation qui permettront de combler le déficit d’infrastructures énergétiques et d’alimenter en électricité les entreprises, les écoles, les logements et les hôpitaux », selon la Commission européenne. »
L’un des objectifs principaux vise à établir un dialogue avec le secteur privé, « afin d’améliorer les conditions d’investissement et de financement et d’accroître ainsi l’accès à une énergie durable ou la production d’une électricité durable, fiable et rentable sur le plan économique ». Près de 30 pays en développement ont choisi de faire de l’énergie un secteur prioritaire de leur coopération avec l’UE pour la période 2014-2020.

POUR EN SAVOIR PLUS:
- http://www.se4all.org/2014/09/23/se4all-country-action-concrete-steps-towards-ending-energy-poverty/
- http://www.actu-environnement.com/ae/news/cooperation-pays-africains-union-europeenne-enr-electricite-22744.php4
- http://www.pv-magazine.com/news/details/beitrag/eu-commits-42-billion-for-sustainable-energy-in-developing-countries_100016568/#axzz3EtTzEml3