L’extrême pauvreté passe sous le seuil des 10% de la population mondiale

À en croire les prévisions de la Banque mondiale, l’année 2015 devrait enregistrer un record en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté dans le monde. D’après un rapport de l’institution publié le 4 octobre 2015, le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté devrait passer sous la barre symbolique des 10% de la population mondiale: 9,6% exactement, soit 702 millions personnes au total.
« C’est la meilleure nouvelle pour notre monde actuel, puisque ces prévisions prouvent que nous sommes la première génération de toute l’histoire de l’humanité en mesure de mettre fin à l’extrême pauvreté », s’est félicité le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim dans un communiqué. D’autant que ces prévisions prennent en compte le relèvement du seuil de pauvreté mondial, passé de 1,25 dollar par jour à 1,90 dollar, pour tenir compte de l’inflation.

À y regarder de plus près, il existe tout de même de grandes disparités selon les régions. Ainsi, l’Afrique subsaharienne est une nouvelle fois la zone géographique la plus touchée par ce fléau, puisqu’elle abrite 35,2% des populations les plus pauvres (contre 42,6% en 2012). Tandis que certains pays d’Afrique sont parvenus à faire reculer la pauvreté, la région dans son ensemble a pris du retard par rapport au reste du monde, juge la Banque mondiale. L’Asie du Sud concentre également une grande partie de la population vivant sous le seuil de pauvreté (13,5%); tout comme l’Amérique latine et les Caraïbes (5,6%); et l’Asie de l’Est et le Pacifique (4,1%).

Mais pour le magazine L’Expansion, ces bons chiffres relatifs dissimulent néanmoins plusieurs problèmes. Le mensuel rappelle en effet que les méthodes de calcul employées par l’institution ne prennent pas en compte la pauvreté relative, dans les pays développés. En Europe par exemple, le seuil de pauvreté est plus élevé et se situe à 60% du revenu médian (soit environ 1000 euros par mois, en France).
De plus, la seule prise en compte de ce seuil monétaire semble aujourd’hui insuffisante. Une commission au sein de la Banque mondiale s’attache ainsi à établir une nouvelle méthode de calcul qui tiendrait compte de la valeur monétaire, mais aussi d’autres indicateurs tels que l’accès à l’eau, à la santé ou encore à l’éducation. En juin 2014, déjà, nous vous parlions d’une étude d’un centre de recherche de l’université d’Oxford, qui recensait 1,6 milliard de personnes pauvres. Soit 400 millions de personnes en plus que ce qu’estimait la Banque mondiale en 2010.
Les dernières données disponibles sur le sujet remontaient à 2012. Cette année-là, la planète comptait 902 millions de personnes pauvres, soit 13% de la population (en 1999, ce taux était de 29%). Cette annonce intervient quelques jours seulement après l’adoption définitive des Objectifs de développement durable (ODD), remplaçants des OMD, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, du 25 au 27 septembre dernier.

pour en savoir plus:
- http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/10/04/world-bank-forecasts-global-poverty-to-fall-below-10-for-first-time-major-hurdles-remain-in-goal-to-end-poverty-by-2030
- http://www.youphil.com/fr/article/08060-recul-extreme-pauvrete-monde-afrique-subsaharienne-asie?ypcli=ano

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/ce-que-cache-le-recul-historique-de-la-pauvrete-dans-le-monde_1722437.html

En France, 56% des Français font confiance aux associations

Les associations et fondations restent sur le podium des organisations les plus crédibles, aux yeux des Français. C’est en tout cas la principale conclusion du 8e baromètre de la confiance du Comité de la charte, organisme de contrôle de l’appel à la générosité du grand public.
Le secteur non lucratif qui recueille un taux de confiance de 56% (+1 point par rapport à 2014), se place en troisième position derrière les collectivités locales (66%) et les entreprises (61%).
Le monde associatif devance ainsi les syndicats (37%), les médias (26%), mais surtout les partis politiques (8%), qui ont perdu 15 points en trois ans.
« Le contexte actuel ne semble pas impacter les habitudes de don des Français autrement que sur la régularité, en léger retrait », souligne l’étude. En effet, le cercle des donateurs s’est élargi, avec 60% de la population contre 57% l’an dernier. Ceux qui effectuent un geste au moins une fois par an sont en revanche un peu moins nombreux (42% en 2015 contre 44% en 2014). Cette érosion est compensée par les donateurs plus occasionnels, qui passent de 13 à 18% de la population.
À mesure que la crédibilité des pouvoirs publics s’érode, les attentes à l’égard des associations et fondations se renforcent, selon l’étude. À titre d’exemple, la cote de confiance des associations engagées contre l’exclusion est passée de 50 à 58% entre 2011 et 2015 tandis que celle des pouvoirs publics, sur la même thématique, a chuté de 34 à 27% durant la même période.
Pour les Français, l’existence du label de qualité développé par le Comité de la charte, qui garantit le bon usage du don, a de l’importance : 40% estiment qu’il s’agit d’un gage de sérieux. Néanmoins, le crédit donné aux associations reste encore fragile lorsqu’il s’agit de répondre aux grandes catastrophes.
Pour la première année, le baromètre s’est penché sur les appels à la générosité en situation d’urgence. Résultat, seuls 49% des interrogés se fient à la gestion qui est faite des sommes récoltées dans ces circonstances. 47% des personnes interrogées demandent, pour être rassurées, que les dons aillent bien au soutien des populations touchées. En France, 56% des Français font confiance aux associations.

Pour en savoir plus:
- http://www.la-croix.com/Solidarite/En-France/Dons-plus-d-un-Francais-sur-deux-fait-confiance-aux-associations-2015-10-20-1370674